Les MVNO réclament plus d'indépendance

 Les MVNO réclament plus d'indépendance

Les opérateurs virtuels , dits MVNO disent avoir le souhait de pouvoir changer plus facilement de fournisseur et veulent plus de maîtrise sur le réseau. Ils demandent donc pour cela à devenir des opérateurs dégroupés ou "full MVNO" en matière de téléphonie mobile.

En effet, ils sont environ une dizaine à avoir réclamé lundi, lors d'une conférence de presse, une infrastructure technique leur permettant d'être plus indépendants vis-à-vis des opérateurs qui les hébergent, alors que leur part de marché cumulée est inférieure à 6%. Un objectif déjà formulé à plusieurs reprises par des opérateurs comme Virgin Mobile.
"Aujourd'hui le problème est que les MVNO dépendent en partie des systèmes d'information des opérateurs et ne peuvent innover librement", a estimé Jacques Bonifay, PDG de Transatel et président de l'association Alternative Mobile, qui regroupe les MVNO (Virgin Mobile, Auchan Mobile, Coriolis...) en France.

Apparus en 2004 en France, les MVNO n'ont pas de réseau qui leur est propre mais ils louent ceux d'Orange (France Télécom), SFR ou Bouygues Telecom: ils leur achètent des lots de minutes pour les revendre à leurs propres clients.
Mais fin 2009, ils ne comptaient que 3,5 millions de clients, soit 5,93% du parc (contre 25% en Allemagne et 15% au Royaume-Uni et aux Pays-Bas).
Un rapport mi-2008 de l'Autorité de la concurrence avait dénoncé les "conditions contractuelles particulièrement contraignantes" imposées par les opérateurs hôtes.

Ce que réclame les opérateurs virtuels, c'est de devenir "full MVNO" ou opérateurs mobiles dégroupés, ce qui leur donnerait accès à une partie du réseau, pour pouvoir émettre leurs cartes SIM et gérer librement leurs tarifs.
"C'est un modèle qui existe déjà en Espagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves", a souligné M. Bonifay.
Surtout, il "favorise le libre jeu de la concurrence": "le MVNO peut techniquement, en quelques jours ou en quelques heures, changer de réseau" donc d'opérateur hôte, ce qui donne "une force de négociation".
Actuellement, si un MVNO veut par exemple passer d'Orange à SFR, il doit faire changer toutes les cartes SIM de ses clients.
Pour devenir "full MVNO", "il faut que l'opérateur (hôte) soit d'accord, pour l'instant ils ne veulent pas" et "rien ne les oblige" à le faire, a indiqué M. Bonifay.

Cette prise de position intervient alors qu'un appel d'offres a été lancé le 25 février par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) pour attribuer les deux blocs de fréquences encore disponibles dans la quatrième licence mobile. L'un des critères, non obligatoire mais un "plus" dans une candidature, est d'accepter les "full MVNO".

Source : l'Expansion.com

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